« Aujourd’hui, nous prenons ensemble les décisions pour notre famille »

« Aujourd’hui, nous prenons ensemble les décisions pour notre famille »

13 octobre 2026 Non Par blaise

Pendant de nombreuses années, Léonie et son mari Pascal partageaient une conviction profondément ancrée dans leur communauté : le nombre d’enfants dépend uniquement de la volonté de Dieu et il n’appartient pas aux couples d’en discuter. Les grossesses se succédaient sans véritable espacement, mettant à rude épreuve la santé de Léonie, les ressources du ménage et l’harmonie familiale.

« Nous pensions que la planification familiale était contraire à nos croyances. Les grossesses arrivaient les unes après les autres et nous n’en parlions jamais. Avec le temps, les difficultés financières augmentaient et ma santé se détériorait. », raconte Léonie.

Le changement est intervenu lorsque Léonie a commencé à participer aux séances de sensibilisation organisées dans son groupe d’épargne communautaire (VSLA) dans le cadre du programme Solutions SSR – Tubakarorero. À travers les échanges avec les animateurs communautaires, les témoignages d’autres femmes et les visites à domicile réalisées par les piliers communautaires, elle a progressivement découvert les bénéfices de la santé sexuelle et reproductive et de la planification familiale.

Convaincue, elle a souhaité en discuter avec son mari. Les premières réactions ont été difficiles : Pascal rejetait catégoriquement l’idée, estimant que les méthodes contraceptives étaient contraires à leurs valeurs. Grâce au dialogue engagé avec les agents communautaires du projet, il a accepté de s’informer davantage avant de prendre une décision.

Aujourd’hui, le couple utilise volontairement une méthode de planification familiale et prend ensemble les décisions concernant leur santé reproductive.

« Les sensibilisations nous ont permis de comprendre que planifier les naissances protège la santé de la mère, améliore le bien-être de la famille et réduit les conflits au sein du foyer. Nous vivons désormais dans un climat de compréhension et de respect mutuel. »

L’histoire de Léonie et Pascal illustre le changement progressif observé dans plusieurs ménages de la colline Kivumu, où de plus en plus de couples dialoguent ouvertement sur la santé sexuelle et reproductive, recherchent ensemble des informations fiables et accèdent aux services de planification familiale.

En favorisant le dialogue au sein des ménages et en impliquant les hommes dans les décisions relatives à la santé reproductive, le programme contribue à réduire les grossesses non planifiées, à prévenir les violences basées sur le genre et à renforcer le bien-être des familles.