K.B., 26 ans « Grâce à la stratégie Going Online, j’ai pu me faire dépister sans peur ni jugement. »

K.B., 26 ans « Grâce à la stratégie Going Online, j’ai pu me faire dépister sans peur ni jugement. »

13 octobre 2026 Non Par blaise

 

« Grâce à la stratégie Going Online, j’ai pu me faire dépister sans peur ni jugement. »

« Je suis une jeune femme de 26 ans vivant à Bujumbura avec ma fille. Depuis plusieurs années, je gagne ma vie grâce au travail du sexe. Comme beaucoup de femmes dans ma situation, j’étais constamment préoccupée par le risque de contracter le VIH. Pourtant, je repoussais toujours le moment de faire un test de dépistage.

Ce n’était pas parce que je ne voulais pas connaître mon statut, mais parce que j’avais peur d’être jugée, reconnue ou stigmatisée si je me rendais dans un centre de santé.

Un jour, un pair éducateur de la SWAA-Burundi m’a contactée via les réseaux sociaux dans le cadre de la stratégie « Going Online ». Il m’a expliqué qu’il était possible de recevoir un autotest de dépistage du VIH et de le réaliser en toute confidentialité, chez moi. Pour la première fois, je me suis sentie en confiance.

J’ai effectué le test dans l’intimité de mon domicile. Le résultat était négatif, ce qui m’a énormément rassurée. Le pair éducateur m’a ensuite informée sur la Prophylaxie Pré-Exposition (PrEP) et ses avantages pour prévenir l’infection au VIH. Convaincue, je me suis rendue deux jours plus tard au Drop-In Center (DIC) afin de commencer la PrEP.

Cette expérience a complètement changé ma perception du dépistage. J’ai découvert qu’il était possible d’accéder à des services de prévention dans un environnement respectueux, confidentiel et sans discrimination.

Aujourd’hui, je parle de cette opportunité autour de moi. Plusieurs de mes amies, qui hésitaient elles aussi à se faire dépister par peur du regard des autres, ont choisi d’utiliser l’autotest grâce à la stratégie Going Online. Elles ont ainsi pu connaître leur statut et accéder, si nécessaire, aux services de prévention et de prise en charge.

Je remercie sincèrement la SWAA-Burundi et le projet Urisanze pour cette initiative innovante qui rapproche les services de santé des personnes les plus exposées au VIH, tout en garantissant le respect de notre dignité, de notre vie privée et de notre confidentialité. Aujourd’hui, je sais que se protéger commence par connaître son statut, sans peur et sans jugement. »

K.B., 26 ans