Projet GIR’ITEKA

Projet GIR’ITEKA

 

Contexte

Au Burundi, les violences basées sur le genre (VBG) demeurent un défi majeur de santé publique et de droits humains. Les femmes, les jeunes filles et les populations les plus vulnérables sont particulièrement exposées aux violences physiques, sexuelles et psychologiques, qui augmentent également leur risque d’infection par le VIH et limitent leur accès aux services de santé.

Pour répondre à cette problématique, la SWAA-Burundi, avec l’appui de l’USAID et l’assistance technique d’EngenderHealth, a mis en œuvre le projet GIR’ITEKA (« Soyez respectés »). S’appuyant sur les acquis du projet BRAVI, cette initiative a contribué à intégrer durablement la prévention et la prise en charge des violences basées sur le genre dans les services de lutte contre le VIH, tout en renforçant les capacités des communautés, des structures de santé et des institutions nationales.

 

Notre ambition

Construire un Burundi où chaque femme, chaque homme et chaque jeune peut vivre à l’abri des violences, accéder à des services de santé de qualité et exercer pleinement ses droits, dans un environnement respectueux, inclusif et sans discrimination.

 

Objectif général

Contribuer à la réduction des violences basées sur le genre et de leurs conséquences sur la santé, en renforçant l’intégration des services de prévention, de dépistage, de prise en charge et d’accompagnement des survivantes et survivants de violences dans les programmes de lutte contre le VIH.

 

Nos principaux axes d’intervention

Le projet GIR’ITEKA a développé une approche intégrée reposant sur trois piliers complémentaires.

Notre impact

Le projet GIR’ITEKA a contribué à transformer durablement la réponse aux violences basées sur le genre au Burundi en renforçant les capacités des structures de santé, des communautés et des institutions nationales.

Des services de santé plus performants

Le projet a formé 873 prestataires de santé à l’intégration des VBG dans les services VIH et 355 prestataires et gestionnaires au paquet minimum de prise en charge des survivantes. Grâce à cet accompagnement, 100 % des formations sanitaires appuyées ont offert des services intégrés VIH–VBG, contre 66 % au démarrage du projet.

Des communautés davantage engagées

Le projet a renforcé les capacités de 684 leaders communautaires pour promouvoir la prévention des violences et l’égalité de genre. Plus de 1 800 membres des communautés ont été sensibilisés à travers des dialogues communautaires, tandis que 583 agents de santé communautaires ont été formés pour accompagner les survivantes sur le plan psychosocial.

Une meilleure prise en charge des survivantes

Au total, 5 864 survivantes et survivants de violences basées sur le genre ont bénéficié d’un accompagnement adapté comprenant un soutien psychosocial, des soins médicaux et, lorsque nécessaire, un accès rapide à la prophylaxie post-exposition (PPE) contre le VIH. Plus de 90 % des personnes éligibles ont commencé ce traitement préventif et 93 % l’ont mené à son terme.

 

Une approche fondée sur les droits humains

Tout au long de sa mise en œuvre, le projet a placé les survivantes et survivants au centre de toutes les interventions. Les activités ont été conduites dans le respect des principes de confidentialité, de dignité, de non-discrimination et d’accès équitable aux services de santé.

En travaillant avec les communautés, les prestataires de santé, les autorités locales et les institutions nationales, le projet a contribué à faire évoluer les normes sociales favorisant les violences et a renforcé les mécanismes de protection des personnes les plus vulnérables.

Un partenariat au service du changement

Le succès du projet a reposé sur une collaboration étroite entre la SWAA-Burundi, les ministères concernés, EngenderHealth, les partenaires de mise en œuvre de l’USAID/PEPFAR, les autorités locales, les organisations communautaires et les leaders religieux. Cette synergie a favorisé l’appropriation nationale des interventions et a renforcé les capacités des acteurs locaux à poursuivre les actions au-delà du projet.

Un héritage durable

Au-delà des résultats obtenus, le projet GIR’ITEKA a laissé un héritage durable : des outils nationaux renforcés, des professionnels mieux formés, des communautés davantage sensibilisées et un modèle d’intégration des services VBG–VIH reconnu comme une bonne pratique.

À travers cette initiative, la SWAA-Burundi a démontré qu’une approche intégrée, participative et fondée sur les droits humains pouvait améliorer durablement l’accès aux services de santé, réduire les violences basées sur le genre et renforcer la lutte contre le VIH au Burundi.